Blogs

Emploi à vie : la plus terrible des inégalités

 Le débat est animé dans les médias ces jours-ci : les fonctionnaires sont-ils des privilégiés ? La question ne devrait même pas se poser. Dans la situation économique actuelle de la France, avoir un emploi – et une retraite – à vie, c’est le plus grand des privilèges.  J’ai toujours eu beaucoup de mal à m’imaginer une fois dans l’administration et continuer son activité tranquillement jusqu’à la fin de ses jours. Je trouve que c’est l’injustice la plus criante qui puisse exister sur le marché du travail. Nos donneurs de leçon du gouvernement socialiste qui crie au loup à chaque fois que les mots marché, capitalisme ou libéralisme sont prononcés devraient surtout remédier à cette terrible inégalité. L’emploi à vie c’était dans les pays communistes pas da ns le monde d’aujourd’hui. La mondialisation, la concurrence, l’innovation, etc. nous ont rendus beaucoup plus riches mais nous obligent aussi à être beaucoup réactifs et plus travailleurs. Proposer un emploi à vie quelqu’un c’est lui proposer de se tirer une balle dans le pied. D’autres pays l’ont compris et ont supprimé le statut de fonctionnaire. C’est d’ailleurs au sein de l’’Etat qu’on devrait avoir le plus important turnover. Ne s’agit-il pas de l’argent des contribuables ? 



Luchini, ambassadeur des idées libérales

Au milieu des artistes et autres intellectuels attirés par les utopies  de gauche, Fabrice Luchini passe pour « anormal ». Ses récentes déclarations le rendent idéologiquement suspect. Va-t-il en pâtir ? Sera-t-il isolé par les médias politiquement corrects et par ses pairs idéologiquement « branchés » ? Car l’acteur, même s’il ne prononce pas le mot, est un libéral.



La littérature anticapitaliste

Une simple visite à la FNAC des Ternes pour voir les dernières parutions en économie et l’on découvre une impressionnante moisson d’ouvrages anticapitalistes : Supercapitalisme / Le capitalisme : un génocide structurel / Vingt propositions pour réformer le capitalisme / Le capitalisme à l’agonie / Capitalisme, désir et servitude / Le génie du capitalisme ou le génie de la Bête pour ne citer que quelques livres qui sont « en vitrine »…. Pourtant, c’est bien le système socialiste et anticapitaliste qui s’est écroulé dans le monde en 1989…



Une bataille gagnée par la société civile

La décision du Conseil constitutionnel intervenue dans la matinée du 29 décembre est pleine de signification. Elle montre d’abord qu’on peut très bien lutter contre le rouleau compresseur fiscal des socialistes. Ces derniers ne peuvent pas faire n’import quoi. C’est aussi la preuve que la société civile française peut garder l’espoir et que les contribuables ont encore leur mot à dire. C’est un signal fort donné à ceux qui concoctent ce genre de saignée fiscale et qui ne connaissent rien aux vrais problèmes économiques. C’est un coup dur asséné à l’idéologie qui guide les mesures prises par les politiques. Non, le mode économique ne peut pas être dirigé par l’idéologie. Ca n’a jamais marché et ça ne marchera jamais. Le rôle joué par l’IREF dans cette victoire a été primordial car l’argumentation préparée par maître Jean-Philippe Delsol  a eu gain de cause sur tous les points. Il est vrai que le combat continue et qu’il faudra gagner d’autres batailles. Mais celle-ci restera plus qu’un symbole. Elle prouve que notre rôle est essentiel.



Le mur budgétaire américain : un exemple démocratique

Le débat budgétaire américain a provoqué un sentiment de peur mais aussi des railleries dans les médias français. Pourtant, ce débat est l’un des meilleurs exemples du fonctionnement d’une démocratie. D’un côté un Président récemment réélu qui propose un budget et, de l’autre, un Sénat dominé par l’opposition qui a le pouvoir d’amender ce budget. Derrière les Républicains du Sénat, il y a la société civile et surtout les Tea Parties qui ne veulent une augmentation des impôts mais des baisses des dépenses publiques. Depuis des semaines et des semaines, les équipes d’experts des sénateurs et ceux de l’administration Obama discutent, calculent, analysent le budget. Ils font du donnant-donnant. Au début, les propositions budgétaires ne comprenaient que quelques dizaines de pages, après les débats, ce sont des centaines de pages d’amendements. Finalement, le budget n’a rien à voir avec ce que souhaitait l’administration. C’est la grande différence avec la France où le budget est calculé et proposé par les fonctionnaires de Bercy. Ce sont eux qui décident des augmentations d’impôts et qui savent mieux que quiconque ce qui est bon pour l’économie française. Le jour où cela change et lorsque la société civile aura vraiment son mot à dire en matière budgétaire, c’est que la France sera vraiment sur la voie des réformes.



L’exil fiscal de Depardieu : c’est l’arbre qui cache la forêt

L’annonce du départ en Belgique du célèbre acteur Gérard Depardieu fait la une des médias. C’est normal. Néanmoins, son exil fiscal n’est pas vraiment un scoop. D’autres comédiens, chanteur ou sportifs tout aussi célèbres ont choisi depuis longtemps de s’établir sous d’autres cieux beaucoup plus cléments fiscalement. Et cette annonce n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt. L’IREF a tiré le signal d’alarme il y a quelques mois.



Le néant de la politique

Ils sont les premiers à condamner les « excès du marché » ou les « ravages de la spéculation financière ». Ils nous donnent des leçons de morale et ils savent mieux ce qui est bon pour nous. Qu’il s’agisse des questions économiques ou sociétales. Ils veulent tout réglementer et contrôler, ils veulent tout diriger. Ils sont experts en tout : fiscalité, entreprises, comptabilité, transports, santé, retraites, éducation, famille….



Une dégradation bienvenue

La dégradation de la France faite par l’agence Moody’s est la bienvenue. Elle intervient juste après la conférence de presse de François Hollande et démontre deux choses. Premièrement, les marchés réagissent aux déclarations du Président et le pressent d’agir. Deuxièmement, ils lui accordent une chance supplémentaire et un argument. La dégradation n’est très importante et elle est rattrapable.



La victoire d’Obama : une (très) mauvaise nouvelle pour la droite libérale

La réélection d’Obama est inattendue. De nombreux analystes américains, y compris proches des démocrates, s’attendaient à un score très serré avec, au final, une victoire sur le fil du candidat Mitt Romney. De nombreux signaux allaient dans ce sens : une économie en souffrance, un taux de chômage élevé, une « déception » grandissante après le premier mandat d’Obama et, enfin, une bonne campagne menée par le candidat républicain avec, pour conclure, une excellente prestation lors du premier face-à-face avec le président sortant. Or, rien de tout cela n’est venu en aide à Romney. Les prévisions ont été démenties surtout par une plus forte participation que prévu de la part des jeunes, des femmes et des minorités. Il ne faut jamais oublier que l’électorat de gauche se mobilise toujours plus que celui de droite. Ensuite, en regardant la carte des Etats-clefs touchés par le chômage on peut remarquer que l’Ohio par exemple « souffre » d’une crise toute relative : de nombreux comtés (counties) affichent un taux de chômage à 6 %, voire moins et al moyenne de cet Etat se situe en dessous de la moyenne nationale. Pourquoi l’Etat basculerait-il en faveur de Romney alors qu’Obama l’a « sauvé » de la faillite en aidant l’industrie automobile ?
La réélection d’Obama nous pose problème car il s’agit là du seul dirigeant réélu pendant la crise. Et celui qui a le plus dépensé pour la relance (« stimulus »). Des arguments que la gauche étatiste n’hésitera pas à soulever. Il est vrai que la Chambre reste républicaine et que le Président aura du mal à mener une politique trop dépensière. Mais, si la réélection de Clinton en 1996 était tout à fait prévisible et souhaitable après les excellentes réformes qu’il avait menées, celle d’Obama n’a pas vraiment d’explication  rationnelle. Une leçon à retenir.

Je ne reviens plus sur les médias français dont la satisfaction après l'annonce des résultats étaient très évidente. Le Monde a titré "Le meilleur reste à venir" et Libération "Obama repart au combat". Le quotidien Le Figaro a consacré le numéro du lendemain à la réélection, preuve que le dossier était déjà prêt. Rappelons simplement que le pays n'a jamais été aussi divisé et que l'antiaméricanisme est au moins aussi fort dans le monde que lorsqu'il était précédemment (tous les sondages d'opinion le montrent).  



Débat pour la présidence de l’UMP : mieux vaut s’inspirer du débat Romney-Obama

Je crains que les perspectives de voir émerger un leader  à la Reagan ou à la Thatcher à l’UMP soient très éloignées. Malgré quelques propositions de réforme comme la suppression du statut de fonctionnaire, les candidats (François Fillon et Jean-François Copé) qui vont s’affronter dans quelques jours n’inspirent pas confiance à ceux qui pensent, comme moi, que la France à besoin d’une thérapie de choc. La volonté de réformer – enfin – le pays devrait faire partie de leur  vocabulaire. Car les années qui viennent seront très dures après la mise en place de la politique du gouvernement socialiste. Si j’avais un seul conseil à donner aux candidats UMP, ce serait de regarder le premier débat entre Obama et Mitt Romney. Un face-à-face autour des questions économiques. Ils pourraient voir le candidat du Parti Républicain énergique et faisant de nombreuses propositions audacieuses. Il ne semble pas avoir peur de dire qu’il faut baisser les impôts et les dépenses publiques, qu’il faut réformer le système scolaire en instaurant les chèques éducation et en instillant plus de liberté ou bien que l’Etat est trop lourd et l’administration trop présente dans les décisions économiques. Le candidat Romney n’a pas craint de s’en prendre aux syndicats rétrogrades et à tous ce qui entrave les libertés économiques. Il n’a pas fait du « consensus ». Et son discours réformiste lui a donné raison car il est largement remonté dans les sondages en prenant le dessus sur le candidat sortant. L’audace et la volonté de réformer peint toujours.



Syndiquer le contenu