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L’Etat, les dollars, les banques et les coups de fil

L’éditorial du Wall Street Journal  de ce matin confirme – malheureusement – les craintes que j’exprimais indirectement dans l’article de mardi. Il y a un vrai problème de « dollars » pour les banques françaises et cela pourrait affecter le système… Plus grave encore, le « coup de fil » reçu par la rédaction du Wall Street Journal prouve, une fois de plus, que l’Etat français considère toujours qu’il a un « droit de regard » sur l’économie, les banques et même la presse, fût-elle étrangère. Sauf que là, il est tombé sur un très réputé quotidien américain qui ne badine pas avec son indépendance. Combien de journaux français auraient réagi de la même manière ? Par ailleurs, malgré les dizaines de réactions dans les médias suite à mon article et au communiqué de la BNP, je n’ai pas vu un seul journaliste français s’interroger sérieusement sur la réaction de la banque et les réelles compétences de l’Autorité des marchés Financiers…



Le lucide, le réaliste et l’inconscient

Ils sont trois à avoir fait des déclarations sur les dépenses publiques. Trois personnalités. Le lucide c’est Manuel Valls, candidat à la primaire PS, qui a déclaré sur le site de Express.fr  que « Notre réponse ne peut pas être la dépense publique ». Ila rajouté qu’il faudrait « une nouvelle réforme des retraites plus adaptées au parcours individuel de chacun, une retraite à la carte ».



C’est à l’Etat et aux fonctionnaires d’avoir « l’esprit citoyen »

Dans son discours de clôture de l’Université d’été de l’UMP, François Fillon a invité les Français à la « lucidité » et à l’ »esprit citoyen ». Il leur a demandé d’être « responsables et d’accompagner l’action publique », de « mesurer les limites de nos droits ». Belle paroles, Monsieur le Premier ministre. Sauf qu’elles s’appliquent à l’Etat et aux fonctionnaires.



Jean d’Ormesson se trompe de diagnostic

Même les esprits les plus brillants et les plus cultivés peuvent avoir tort. Surtout quand ils veulent à tout prix donner leur avis sur les domaines qui ne font pas partie de leur spécialité. C’est le cas de l’académicien Jean d’Ormesson qui vient d’écrire dans Le Figaro (19 août) une tribune dont le titre est  très explicite : « L’économie de marché est-elle morte ? ».



Trois jours de bonheur intellectuel

Entre le 21 et le 24 août s’est déroulée la 32ème Université d’été de la Nouvelle Economie dont le thème principal a été la crise (et la fin) de l’Etat providence. Plus d’une vingtaine d’intervenants de France, de Belgique, de Suisse, de Grande-Bretagne, de Grèce, des Etats-Unis ont tenu un discours bien différent de ce qu’on entend d’habitude.



Grève : le député Lionnel Luca a raison mais il faut aller encore plus loin

Nouvelle « polémique » provoquée par Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. Il propose, non pas d’interdire les grèves durant les vacances, mais « d’aménager le droit de grève » pendant cette période. A première vue, c’est une simple question de bon sens. La très grande majorité des Français part en vacances en été et souhaite en profiter pleinement.



Accusé Libéral, levez-vous !

Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien (12/07), Christian Estrosi, député-maire de Nice et ancien ministre de l’Industrie, accuse l’UMP de devenir  «  un parti de plus en plus libéral ».  J’aurais beaucoup aimé que cette accusation soit fondée. Or, en regardant de plus près le parti de la droite, il y a très peu de choses dans ses actions et son programme qui confirmeraient les « accusations » d’Estrosi.



Projet économique 2012 : la mauvaise blague ?

Le Figaro du 4 juillet révèle les propositions du groupe de travail « économie et fiscalité » qui a planché à la demande de Nicolas Sarkozy  sur le programme économique pour les élections de 2012. Economistes (lesquels ?) et  hauts fonctionnaires ont concocté les mesures économiques qui seront probablement présentées par le candidat Sarkozy. On veut croire qu’il s’agit d’une mauvaise blague.



Projet économique 2012 : la mauvaise blague ?

Le Figaro du 4 juillet révèle les propositions du groupe de travail « économie et fiscalité » qui a planché à la demande de Nicolas Sarkozy  sur le programme économique pour les élections de 2012. Economistes (lesquels ?) et  hauts fonctionnaires ont concocté les mesures économiques qui seront probablement présentées par le candidat Sarkozy. On veut croire qu’il s’agit d’une mauvaise blague.



Remanier pour ne pas réformer

C’est la dix-septième fois en quatre ans. On change les ministres et  les secrétaires d’Etat. Tous les postes ont changé au moins une fois depuis mai 2007. Les plus anciens ne sont en poste que depuis 2 ans. Aux affaires européennes, le poste a changé cinq fois de titulaire. C’est dire son importance…  Plus grave encore, à chaque remaniement, le nombre de ministres a augmenté. Sarkozy s’était engagé sur 24 au maximum, nous en sommes à 34.



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