Nicolas Lecaussin

Le changement pour les socialistes c’est de la tromperie sur marchandise

J’ai toujours trouvé comiques les socialistes qui parlent de changement. Et le slogan de campagne de François Hollande en constitue une nouvelle preuve. Qu’y a-t-il de nouveau dans le programme socialiste ? Ils nous resservent la même salade économique depuis 30 ans. Avec Hollande, sauf accident, ce sera pareil. Il soutient que sa priorité sera le combat pour la « justice fiscale ». Nouvelle accusation marxiste contre ceux qui gagnent plus que d’autres. Car dans la mentalité socialiste, les riches ne pourraient être que des voleurs. Il faut donc une «  justice fiscale ». Bien entendu, lorsqu’il s’agit de leur propre portefeuille, le problème ne se pose pas. Ils donnent des leçons de la morale depuis la place des Vosges. Pire que ça, ils n’ont aucun respect pour ceux qui gagnent de l’argent à la sueur de leur front. Et, le comble, ils reprochent aux patrons de ne pas créer suffisamment d’emplois. D’un côté, on veut les taxer de plus en plus, de l’autre, on leur demande de faire du patriotisme économique. Comprenne qui pourra. Par contre, ce qui est sûr c’est que François Hollande ne sera pas le Tony Blair français.



Le quinquennat du gâchis

Les vœux du président de la République n’augurent rien de bon. Pas vraie réforme en vue (mais a-t-on encore le temps ?), ni de changement économique important (ouf !), ne serait-ce que la perspective de nouvelles taxes dont une sur les transactions financières qui a moins de chances d’être adoptée à cause de l’opposition d’autres pays européens. Nous sommes entrés dans la période préélectorale qui se traduit en France par des promesses de la part des candidats et par l’immobilisme du gouvernement en place. En 2007, le candidat Sarkozy faisait campagne pour la « rupture » et nous promettait le grand changement. Cette période semble très ancienne et le candidat Sarkozy, faute d’avoir réalisé la rupture, a des soucis à se faire pour sa réélection. Sauf événement majeur, son quinquennat  aura été un énorme gâchis. Ses électeurs pourront le lui faire savoir. Espérons que les quelques mois qui nous séparent de cette élection ne soient pas consacrés à l’adoption de nouvelles mesures catastrophiques sorties directement de l’inusable boîte à idées étatiques des énarques qui entourent le président.



Deux morts symboliques

D’un côté, Vaclav Havel, de l’autre, Kim Jong-Il. D’un côté, un des symboles de la lutte contre le communisme, de l’autre, l’une des dernières incarnations de cette idéologie dans le monde. Un combattant pour la liberté et les droits de l’individu face à un tyran qui opprime son peuple. Les deux sont morts presque au même moment. Symboles d’un monde qui, heureusement, appartient de plus en plus au passé, Havel et Kim Jong-Il devraient être étudiés dans les écoles. L’ancien président tchèque pour son talent littéraire et ses engagements anti-communistes, le dictateur nord-coréen en tant que représentation du Mal communiste. Ce n’est pas étonnant si la mort du dernier a été infiniment plus commentée dans les médias français lesquels, dans un souci de « politiquement correct », ont évité de prononcer le mot communisme. L’idéologie et ses représentants sont morts mais le mythe persiste…



Tous au secours de l’euro

La Une des Echos de ce matin est largement consacrée aux risque (et aux coûts) de la sortie de l’euro. Après nous avoir assuré que l’euro allait nous protéger de la crise, on nous dit maintenant que l’abandon de  la monnaie unique serait trop coûteux. Voilà comment une monnaie politique imposée dans la plupart des pays se considère maintenant indispensable. Or, personne dans les médias ne parle de la concurrence entre les monnaies et de la possibilité à ce que cette concurrence soit la seule solution possible pour sortir de la crise. Les Sommets ne cessent de se répéter et les Plans de sauvetage s’empilent sur les bureaux et pourtant ils se ressemblent tous. A force de vouloir sauver les économies européennes on les enfonce dans la récession. Il ne reste qu’une seule solution : la vraie réforme libérale qui passe par la concurrence entre les monnaies.



Toulon : un discours anachronique

S’il n’y avait qu’une chose à retenir du discours de Nicolas Sarkozy d’hier soir à Toulon, ce serait son désir de pouvoir « financer le modèle social français ». Où est donc passée la fameuse rupture de sa campagne ? A quelques mois des élections et lorsqu’il est évident que son électorat a pris ses distances, Sarkozy continue à défendre un modèle économique qui a poussé la France vers la faillite. Alors que la perte du triple AAA n’est probablement qu’une question de jours, le président s’obstine dans l’échec économique. Conseillé par les énarques de son cabinet, il fait un discours politique totalement anachronique. Proposer un nouveau traité européen et une nouvelle Conférence sur l’emploi (après combien d’autres ?) a sûrement fait éclater de rire ceux qui travaillent dans les Agences de notation. Parler d’une Europe politique contre les marchés c’est se moquer des gens. Les Français sont plus contre la technocratie européenne que contre les libertés économiques. Sa grande chance sur le plan politique c’est que ceux d’en face sont encore plus mauvais. Mais s’agit-il d’une chance pour les Français ?



La crise, l’ultralibéralisme et le communisme

Je suis un auditeur régulier de l’émission « Les Experts » animée par Nicolas Doze sur BFM. Elle m’a paru apporter un air nouveau dans le paysage conformiste des émissions de débats politiques et économiques. Malheureusement, depuis quelques temps, elle paraît contaminée par la maladie des autres : on retrouve souvent les mêmes « experts » invités et l’économiquement correct revient au centre des débats.



Ceux qui nous dirigent et l’économie

Une nouvelle forte hausse du chômage vient d’être annoncée par le gouvernement. Il y a seulement quelques jours, Sarkozy affirmait que la France, grâce à son modèle social, avait été épargnée par la crise contrairement à d’autres pays. En réalité, les statistiques économiques concernant la France sont plus mauvaises que celles des autres excepté l’Espagne et l’Italie (pour ne prendre que les plus grands pays).



Le « prospérisme » et la classe politique française

Dans une interview accordée au magazine « Le Point », notre ministre de l’Education nationale s’insurge contre les « dégâts de l’ultralibéralisme » et souhaite qu’il soit remplacé par le « prospérisme ». Ce terme, sorti tout droit des travaux du 25e Congrès du Parti communiste de l’URSS dirigé à l’époque (1976) par le camarade Léonid Ilitch Brejnev, en dit long sur les capacités de notre classe politique – de droite et de gauche – à comprendre la crise actuelle et à y faire face. M. Chatel n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce qu’il ne faut pas dire – ou faire – lorsqu’on n’a pas les connaissances requises et les volontés nécessaires. Quel que soit le résultat des élections de l’année prochaine, le gouvernement actuel a perdu la grande occasion de réformer le pays comme les Français le lui avaient demandé en 2007. Le domaine de l’Education, particulièrement infesté par les idées marxisantes et contrôlé par des syndicats d’un autre âge avait le plus besoin d’une cure de désintoxication. L’occasion a été ratée et maintenant c’est trop tard. S’en prendre à l’ « ultralibéralisme » qui est aussi réel que ne l’est le « prospérisme » n’est qu’un aveu supplémentaire d’impuissance.



Michel Barnier s’en va-t-en guerre

Le commissaire européen est un ennemi du libéralisme économique et il le fait savoir à chaque fois que l’occasion se présente. Il est aussi spécialisé dans la chasse à ceux qu’il croit coupables de la crise économique. Il y a exactement un an,  Barnier avait déclaré qu’il faudrait encadrer les investissements pour qu’ils soient tous à long-terme et non plus à court-terme. Ces derniers, d’après M. Barnier, ont provoqué la crise de 2008.



Les leçons de la fin du communisme seront toujours d’actualité.

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin et de la réunification allemande a été complètement ignoré par les médias et les politiques français. Ils ont d’autres choses à faire. Les politiques sont occupés par la crise et nous pondent des mesures qui enfoncent encore plus le pays tandis que les médias préfèrent l’actualité politique même si elle est insignifiante comme le Journal du Dimanche (13/11) qui a choisi d’interviewer Jean-Luc Mélenchon sur deux pages. Les inepties d’extrême gauche débitées par l’excité Mélenchon sont-elles plus importantes que la chute du communisme ? Ne croyez pas qu’il a été interrogé sur la faillite de l’économie marxiste ou sur les dizaines de millions de morts, victimes du communisme. Il a juste eu à répondre à de gentillettes questions sur la scène politique et les relations avec le PS… Toutefois, nos décideurs ainsi que le « quatrième pouvoir » auraient pu se souvenir de tous ces évènements qui nous servent des leçons : la première c’est que l’économie dirigée ne fonctionne pas et que seule l’économie de marché crée de la richesse. Enfin, ils devraient aussi comprendre que les peuples préfèrent toujours la liberté. Les révoltes dans le monde arabe l’ont confirmé aussi. Quoi qu’il arrive, les leçons de la fin du communisme seront toujours d’actualité.



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