Nicolas Lecaussin

Tous au secours de l’euro

La Une des Echos de ce matin est largement consacrée aux risque (et aux coûts) de la sortie de l’euro. Après nous avoir assuré que l’euro allait nous protéger de la crise, on nous dit maintenant que l’abandon de  la monnaie unique serait trop coûteux. Voilà comment une monnaie politique imposée dans la plupart des pays se considère maintenant indispensable. Or, personne dans les médias ne parle de la concurrence entre les monnaies et de la possibilité à ce que cette concurrence soit la seule solution possible pour sortir de la crise. Les Sommets ne cessent de se répéter et les Plans de sauvetage s’empilent sur les bureaux et pourtant ils se ressemblent tous. A force de vouloir sauver les économies européennes on les enfonce dans la récession. Il ne reste qu’une seule solution : la vraie réforme libérale qui passe par la concurrence entre les monnaies.



Toulon : un discours anachronique

S’il n’y avait qu’une chose à retenir du discours de Nicolas Sarkozy d’hier soir à Toulon, ce serait son désir de pouvoir « financer le modèle social français ». Où est donc passée la fameuse rupture de sa campagne ? A quelques mois des élections et lorsqu’il est évident que son électorat a pris ses distances, Sarkozy continue à défendre un modèle économique qui a poussé la France vers la faillite. Alors que la perte du triple AAA n’est probablement qu’une question de jours, le président s’obstine dans l’échec économique. Conseillé par les énarques de son cabinet, il fait un discours politique totalement anachronique. Proposer un nouveau traité européen et une nouvelle Conférence sur l’emploi (après combien d’autres ?) a sûrement fait éclater de rire ceux qui travaillent dans les Agences de notation. Parler d’une Europe politique contre les marchés c’est se moquer des gens. Les Français sont plus contre la technocratie européenne que contre les libertés économiques. Sa grande chance sur le plan politique c’est que ceux d’en face sont encore plus mauvais. Mais s’agit-il d’une chance pour les Français ?



La crise, l’ultralibéralisme et le communisme

Je suis un auditeur régulier de l’émission « Les Experts » animée par Nicolas Doze sur BFM. Elle m’a paru apporter un air nouveau dans le paysage conformiste des émissions de débats politiques et économiques. Malheureusement, depuis quelques temps, elle paraît contaminée par la maladie des autres : on retrouve souvent les mêmes « experts » invités et l’économiquement correct revient au centre des débats.



Ceux qui nous dirigent et l’économie

Une nouvelle forte hausse du chômage vient d’être annoncée par le gouvernement. Il y a seulement quelques jours, Sarkozy affirmait que la France, grâce à son modèle social, avait été épargnée par la crise contrairement à d’autres pays. En réalité, les statistiques économiques concernant la France sont plus mauvaises que celles des autres excepté l’Espagne et l’Italie (pour ne prendre que les plus grands pays).



Le « prospérisme » et la classe politique française

Dans une interview accordée au magazine « Le Point », notre ministre de l’Education nationale s’insurge contre les « dégâts de l’ultralibéralisme » et souhaite qu’il soit remplacé par le « prospérisme ». Ce terme, sorti tout droit des travaux du 25e Congrès du Parti communiste de l’URSS dirigé à l’époque (1976) par le camarade Léonid Ilitch Brejnev, en dit long sur les capacités de notre classe politique – de droite et de gauche – à comprendre la crise actuelle et à y faire face. M. Chatel n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce qu’il ne faut pas dire – ou faire – lorsqu’on n’a pas les connaissances requises et les volontés nécessaires. Quel que soit le résultat des élections de l’année prochaine, le gouvernement actuel a perdu la grande occasion de réformer le pays comme les Français le lui avaient demandé en 2007. Le domaine de l’Education, particulièrement infesté par les idées marxisantes et contrôlé par des syndicats d’un autre âge avait le plus besoin d’une cure de désintoxication. L’occasion a été ratée et maintenant c’est trop tard. S’en prendre à l’ « ultralibéralisme » qui est aussi réel que ne l’est le « prospérisme » n’est qu’un aveu supplémentaire d’impuissance.



Michel Barnier s’en va-t-en guerre

Le commissaire européen est un ennemi du libéralisme économique et il le fait savoir à chaque fois que l’occasion se présente. Il est aussi spécialisé dans la chasse à ceux qu’il croit coupables de la crise économique. Il y a exactement un an,  Barnier avait déclaré qu’il faudrait encadrer les investissements pour qu’ils soient tous à long-terme et non plus à court-terme. Ces derniers, d’après M. Barnier, ont provoqué la crise de 2008.



Les leçons de la fin du communisme seront toujours d’actualité.

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin et de la réunification allemande a été complètement ignoré par les médias et les politiques français. Ils ont d’autres choses à faire. Les politiques sont occupés par la crise et nous pondent des mesures qui enfoncent encore plus le pays tandis que les médias préfèrent l’actualité politique même si elle est insignifiante comme le Journal du Dimanche (13/11) qui a choisi d’interviewer Jean-Luc Mélenchon sur deux pages. Les inepties d’extrême gauche débitées par l’excité Mélenchon sont-elles plus importantes que la chute du communisme ? Ne croyez pas qu’il a été interrogé sur la faillite de l’économie marxiste ou sur les dizaines de millions de morts, victimes du communisme. Il a juste eu à répondre à de gentillettes questions sur la scène politique et les relations avec le PS… Toutefois, nos décideurs ainsi que le « quatrième pouvoir » auraient pu se souvenir de tous ces évènements qui nous servent des leçons : la première c’est que l’économie dirigée ne fonctionne pas et que seule l’économie de marché crée de la richesse. Enfin, ils devraient aussi comprendre que les peuples préfèrent toujours la liberté. Les révoltes dans le monde arabe l’ont confirmé aussi. Quoi qu’il arrive, les leçons de la fin du communisme seront toujours d’actualité.



Galaxie libérale : stop ou encore ?

Hier soir, Hervé Novelli réunissait les libéraux à la brasserie du Printemps pour essayer de  les stimuler. Exercice difficile tant le président et le gouvernement actuels piétinent les principes libéraux depuis presque 5 ans. Opération de communication téléguidée indirectement par l’Elysée ? Initiative spontanée pour préparer l’après Sarkozy ou pour peser sur lui s’il est réélu ?



Le mépris des Français

Il y avait quelque chose de pitoyable dans la prestation télévisée de François Fillon qui nous annonçait son nouveau Plan « d’austérité ».  D’un côté, le Premier ministre donnait l’impression de ne pas trop croire à ses propositions… De l’autre, il dégageait une sorte de mépris pour les Français. Proposer ce genre de mesures qui augmentent en réalité les impôts c’est se moquer des contribuables qui sont suffisamment écrasés par les prélèvements. Son discours ne donnait aucun remède et se situait à des années lumière à ce qu’il se passe dans les autres pays. Où sont les diminutions des salaires des fonctionnaires ? Et les privatisations ? Aucune réforme de bon sens n’a été prise… L’avenir sera impitoyable avec les politiques français mais le seul problème c’est que ce sont les Français qui payeront !



Pour rembourser la dette, demandons au gouvernement de ne plus travailler !

Le gouvernement semble avoir trouvé une nouvelle astuce pour éponger la dette de l’Etat : il demande aux Français de travailler une journée sans qu’ils soient payés. Nouvelle astuce qui va sûrement régler tous les problèmes économiques. Mais ceux qui ont pondu cette idée (sûrement un énarque, ancien inspecteur des finances) oublient que les Français travaillent déjà 7 mois par an uniquement pour l’Etat comme le montre très bien l’association Contribuables Associés qui organise le Jour de libération fiscale. Et pourtant, la dette n’a cessé de se creuser… En ce qui me concerne, je propose à ce que le gouvernement ne travaille plus du toute, en particulier les énarques des cabinets et de Bercy qui sont à l’origine de toutes ces inepties. Je suis prêt à parier qu’en ne travaillant plus, ils feront d’énormes économies à l’Etat et aussi à notre portefeuille.



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