Pour les citoyens qui suivent depuis des décennies la tradition des vœux présidentiels, ceux de Nicolas Sarkozy, le 31 décembre dernier, n’ont guère surpris. Il est amusant de les comparer aux vœux du début du quinquennat. Chaque impétrant délivre, enjoué, ses premiers vœux aux Français… avant d’adopter cinq ans plus tard un ton grave qui sied aux calamités survenues entre temps. Après Valery Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy s’est plié à l’exercice sans originalité. Analyse de Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé et chercheur associé à l’IREF.