Brèves

Le président des réglementations économiques

Sous le premier mandat du président Obama, plus de 192 réglementations économiques ont été adoptées. A titre de comparaison, 146 réglementations ont été mises en place durant les deux mandats du président Bush. Pour mieux contrôler l’économie, le nombre de fonctionnaires est passé de 249 000 en 2008 à 284 000 en 2012. On ne peut pas dire que cela ait favorisé la création d’entreprises et d’emplois.





La PAC n’est pas libérale, Monsieur le Ministre

Dans une récente (20 novembre) déclaration dans les médias, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’inquiète de la « logique très libérale » qui menacerait la Politique Agricole Commune. Il s’agit des craintes d’une baisse du budget européen qui toucherait aussi la PAC. Nous tenons à rassurer M. Le Foll. La PAC n’est pas et ne sera jamais libérale.





L’entreprise doit être encore mieux représentée au Parlement français

Dans un article publié par le Figaro (21 novembre), 52 députés et anciens parlementaires membres du GEEA (Génération entreprise-Entrepreneurs Associés) se mobilisent pour la défense de l’économie libre et de l’entreprise en France.





Le Parlement européen est pour le gaz de schiste

Le Parlement européen à contre-courant des décisions politiques en France, ou bien est-ce le contraire ? Avec 492 voix en faveur de l’exploitation des gaz et huile de schiste (129 contre et 13 abstentions), le Comité énergie avalise le droit des pays membres d’exploiter ou non ces ressources fossiles dites non conventionnelles. En Pologne, on reçoit cette nouvelle avec enthousiasme car le gouvernement souhaite y produire en masse du gaz pour se détacher de la dépendance russe dans ce secteur.





Une nouvelle politique publique : « Sport-Santé-Bien-être »

Nous pouvons dormir tranquilles car l’Etat s’occupe de nous : de notre économie, de nos mariages, de notre avenir et de nos retraites et, surtout, de notre santé. Ceux qui nous gouvernent et qui nous prennent en charge viennent de lancer une nouvelle politique publique intitulée « Sport-Santé-Bien-être ». Elle veillera - grâce au travail inlassable des fonctionnaires - à ce que personne ne se laisse aller. Un « Pôle ressources sport » sera créé pour que chaque Français fasse du sport mais, bien entendu, en suivant les réglementations administratives. Handicapés, vieux, jeunes, à vos tennis !





Les Français fâchés avec l’économie

L’économie, tout le monde en parle. Et pourtant, les sondés d’une étude menée par TNS Sofres estiment à 91% que les Français n’ont pas un bagage suffisant pour appréhender correctement les questions économiques actuelles (Les Echos, 8 novembre). Les conclusions sur nos compétences en économie ne varient pas au fil du temps, rien n’y fait, les Français ne sont pas bons. L’IREF milite pour une réorganisation des programmes d’enseignements économiques au lycée, qui nous semblent inadaptés et inefficaces (voire notre étude en cliquant ici). Si, dès le plus jeune âge, les élèves étaient confrontés aux grandes questions de la science économique, nous aurions sans aucun doute des résultats tout à fait différents.





Taxe sur l’huile de palme : les consommateurs paieront

Selon le site Economie Matin, « l’amendement Nutella » – qui prévoit une augmentation de 300% de la taxe sur l’huile de palme – va toucher près de 11 000 produits alimentaires, soit 13%. Ces quelques centimes supplémentaires sur les biscuits et autres brioches sont tout de même un nouveau coup porté au pouvoir d’achat. Mais rassurez-vous, cette taxe est une incitation « non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine », comme le précise l’auteur de l’amendement. Pour autant, Ferrero vient de signaler que l’huile de palme ne sera pas retirée de la composition de la recette du Nutella. La nouvelle loi a-t-elle déjà raté sa cible, au détriment des consommateurs ?





Les Etats-Unis profitent pleinement du gaz et de l’huile de schiste

Les dernières prévisions de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) ne font que renforcer les arguments économiques et politiques des défenseurs de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Des prix à la baisse pour les consommateurs – divisés par 5 (pour l’huile de schiste) sur le marché au comptant aux Etats Unis – et, dans une dizaine d’années, la promesse d’une indépendance énergétique Outre-Atlantique. Les cartes sont rebattues, tant d’un point de vue économique que géopolitique. Les Etats Unis, dont la production de pétrole et de gaz naturel était promise au déclin et sa dépendance vis-à-vis des pays du Golfe source d’inquiétude, pourraient devenir d’ici 2020 le premier producteur de pétrole mondial, devant l’Arabie Saoudite, avec 11.1 millions de barils par jour. Peut-être qu’un jour, la France se libérera de son carcan idéologique et verra dans l’exploration la possibilité d’un renouveau industriel et d’une indépendance énergétique.





Le dialogue social n’est pas la solution mais le problème

Dans un article publié dans Les Echos (26 octobre), le Ministre du Travail, Michel Sapin, défend le « dialogue social » comme étant « la meilleur arme pour l’emploi ». Nous pensons le contraire et nous l’avons déjà argumenté dans nos travaux. Le « dialogue social » à la française est le pire ennemi de l’emploi. Les syndicats ne dialoguent pas, ils monologuent. Ils ne défendent pas l’emploi mais leurs privilèges. Ils ne souhaitent pas le développement de l’entreprise mais le statu quo. Et tant qu’on aura des syndicats monopolistiques et nourris à l’argent public, l’emploi ne se portera pas mieux.





Pour les Français, travailler dur ne sert à rien

Un sondage du Pew Research Center montre que peu de peuples dans le monde pensent que travailler dur peut avoir des conséquences positives sur leur vie. Comme attendu, ce sont les Américains et les Britanniques les plus portés au travail : 77 % des Américains et 72 % des Anglais pensent que la réussite dépend du travail. En France, ils ne sont que …46 % à le penser, et même 54 % à penser le contraire. Il est vrai que l’Etat est là pour nous empêcher de travailler trop.



                
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