Etats-Unis

ChĂ´mage : la France bat largement les Etats-Unis

ChĂ´mage : la France bat largement les Etats-Unis
Illustration

Le modèle social français nous aurait protégé contre la crise, mais le chômage ne cesse de progresser dans notre pays, alors qu’il diminue aux Etats-Unis. L’écart avec les Etats-Unis se creuse, mais il est très ancien, et tient à la différence dans le fonctionnement du marché du travail et dans la liberté d’entreprendre. Analyse comparative faite par Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF





Combien payent les riches ?

La publication de la fiche d’impôt du candidat républicain Mitt Romney a déclenché une vague de critiques chez les Démocrates. Et pour cause. D’après cette fiche, Romney ne paierait que 15 % de l’impôt sur le revenu. Or, le candidat est multimillionnaire. En fait, comme pour le milliardaire Warren Buffett qui a affirmé lui aussi ne payer qu’environ 16 % de l’impôt sur le revenu, ces riches n’ont pas vraiment de salaire qu’ils toucheraient tous les mois.





Obama veut baisser le nombre de fonctionnaires

Les candidats des primaires républicaines se sont tous prononcés pour moins d’Etat et moins de dépenses publiques. Ce discours semble d’ailleurs leur valoir un certain succès. C’en est au point que le candidat président Obama vient d’annoncer une baisse du nombre de fonctionnaires dans l’administration. Il faut dire que le gouvernement fédéral emploie en 2011 environ 2.128.000 fonctionnaires, effectif en hausse de 13.5 % depuis 2008.





Etats-Unis : hausse des emplois industriels

Nos politiques devraient suivre de près ces chiffres. Sans aucune campagne pour le « Made in USA », l’économie américaine a créé ces deux dernières années plus de 334.000 emplois nets dans l’industrie (durant la même période, la France a perdu 100 000 emplois). Un chiffre très important pendant une période de crise. Néanmoins, il ne faut pas se faire des illusions.





Les candidats républicains pour moins d’Etat et moins d’impôts

Les candidats républicains pour moins d’Etat et moins d’impôts
Illustration

Les primaires (ou les caucus) américaines commencent dans l’Iowa avec un premier vote qui sera suivi par un marathon électoral jusqu’au mois de juin. Sept candidats se disputent l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle qui aura lieu en novembre prochain.  Il faut d’emblée souligner le fait que, contrairement aux candidats français, les prétendants américains font tous campagne pour moins d’Etat et moins d’impôts. Rick Perry, Mitt Romney, Rick Santorum, Jon Huntsman, Newt Gingrich ou Michele Bachmann, la représentante des tea-parties, veulent en finir avec les dépenses insensées de l’administration Obama et réduire le déficit.  Certains, comme Rick Perry et Newt Gingrich, sont pour l’instauration d’une flat tax (impôt à taux unique). Mais celui qui est le plus déterminé à combattre l’étatisme et les dépenses publiques est bien Ron Paul, élu du Texas à la Chambre des représentants. C’est un libertarien qui n’hésite pas à se réclamer de l’école autrichienne et de ses représentants les plus illustres, Hayek et von Mises. Il souhaite baisser le déficit fédéral de 1 000 Mds de dollars et limiter constitutionnellement l’action du gouvernement. Ron Paul plaide aussi pour la neutralité des Etats-Unis sur le plan international et pour plus de libertés individuelles. Il ne sera probablement pas le candidat des Républicains au mois de novembre mais ses idées seront sûrement au centre des débats pendant la campagne.





Moins d’impôts pour les riches c’est plus de rentrées fiscales

Moins d’impôts pour les riches c’est plus de rentrées fiscales
Illustration

En 2007, juste avant la crise, les 1 % des plus riches américains payaient 39.5 % du total de l’impôt sur le revenu, plus de 57 % de l’impôt sur les sociétés et 4.1 % du total des charges sociales. Cela représentait 26.5 % de tous les impôts fédéraux. Sous le président Clinton, les 1 % les plus riches payaient 21.8 % du total des impôts et 13.8 % avant les baisses d’impôts de Reagan.  A cette époque, le taux maximum était de 70 %. On voit que plus on baisse le taux d’imposition, plus les rentrées fiscales augmentent. A remarquer aussi qu’entre 2007 et 2009, le nombre de riches avec des revenus supérieurs à 1 million de dollars a baissé de près de 40 %. Les rentrées fiscales ont, elles aussi, baissé de 27.8 % à 20.5 %. Matraquer les riches ne fait que baisser les rentrées fiscales. (Alan Reynolds, Cato Institute)





Newt Gingrich pour la flat tax

Le candidat des primaires du Parti républicain le mieux placé en ce moment est  Newt Gingrich. Ancien président de la Chambre des Représentants, Gingrich est un combattant, l’un des meilleurs contre les Démocrates.  C’est un reaganien et parmi ses propositions figurent la flat tax (impôt à taux unique). Elle fait partie aussi des propositions de Rick Perry ainsi que de Hermann Cain, un autre candidat aux primaires mais qui a du abandonner. Gingrich propose une flat tax « volontaire » à 15 %  : soit le contribuable reste dans l’ancien système et continue à profiter des niches fiscales, soit il bascule vers la flat tax et profite d’un taux à 15 % quel que soit leur revenu. De même, le candidat souhaite la fin de l’impôt sur les capitaux et la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés de 35 % à 12.5 %. New Gingrich n’a pas peur de dire la vérité en face : ce sont les riches qui créent des emplois. Les taxer cela équivaut à fabriquer des chômeurs.
(WSJ, 14/12, Pour en savoir plus, cliquez ici
)





L'IREF dans Challenges

L'euro et les Américains

L'euro et les Américains
Illustration

Nicolas Lecaussin, Directeur du développement de l'IREF, est cité par l'hebdomadaire Challenges (n° 281 du 15 décembre, pp. 18-19) sur l'euro, les banques françaises et les Etats-Unis.





All the Money in the World

Ouvrage de Peter W. Bernstein et Annalyn Swan, Vintage, 2008
All the Money in the World
Illustration

Mais qui sont les riches américains ? Si vous voulez le savoir, lisez cet ouvrage écrit par deux journalistes qui ont travaillé pour Newsweek, The New York Times ou Fortune. Au-delà des caricatures et des clichés, les riches sont des travailleurs acharnés. Plus de 80 % des millionnaires américains d’aujourd’hui le sont devenus grâce à leur travail et moins de 14 % ont fait fortune dans la finance. Ceux qui font partie du monde des sportifs ou du spectacle ne représentent que …2 %. Faut-il ajouter aussi que les Américains qui gagnent plus d’1 million de dollars par an donnent (aux associations caritatives) en moyenne 150 Milliards de dollars chaque année ? Les riches ne sont pas du tout ceux que l’on croit…





Le chĂ´mage baisse aux Etats-Unis

Sans avoir proposé une grande Conférence sur l’emploi avec les partenaires sociaux, le président Obama a eu la grande satisfaction de voir le taux de chômage baisser de manière significative. Plus de 120 000 emplois nets ont été créés en novembre et le taux de chômage est descendu à 8.6 %. Le plus grand nombre d’emplois a été créé par le secteur du commerce et des services ce qui démontre des signes de santé pour l’économie américaine.  Les inconditionnels du keynésianisme y verront un succès des stimulus d’Obama. Rien de tel : ce secteur n’a reçu aucune aide de l’administration.



                
Syndiquer le contenu