France

Les privatisations : une véritable mine d’or

Les privatisations : une véritable mine d’or
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Se passer de l’Etat : non seulement c’est possible, mais çà peut rapporter gros. Une récente étude publiée par la New Direction Foundation mesure l’impact chiffré des privatisations en France, en Espagne et en Italie. Le PIB français pourrait augmenter de 3 % et la dette diminuer fortement. 





Tout va bien (ou presque)

Ouvrage de Jean-Marc Sylvestre et Olivier Pastré (Editions Fayard, 2013)
Tout va bien (ou presque)
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 Une note d’optimisme avant le départ en vacances ? C’est le but de cet essai écrit à deux : d’un côté, l’économiste Olivier Pastré et, de l’autre, le journaliste (et économiste) Jean-Marc Sylvestre. Mais on restera sur sa faim…Nos auteurs commencent par un constat : la France va très mal. Mais ils demandent qu’on ne s’en émeuve pas trop :  tous les atouts sont là pour s’en sortir. Des entrepreneurs pleins d’énergie, des ressources intellectuelles et des volontés de tous bords. En fait, le pays est bloqué par une bureaucratie très lourde et une réglementation décourageante. A cela s’ajoutent une fiscalité qui changent quotidiennement et l’ignorance économique de ceux qui nous gouvernent. Les auteurs ont raison de souligner que le protectionnisme a été évité de justesse après la crise de 2008, que l’Amérique s’en sort plutôt bien (mais fallait-il rendre hommage à Obama ?) et que les pays émergents ne peuvent que nous pousser à nous réformer.

 Mais pourquoi font-ils confiance à l’euro et à la Banque centrale ? Pourquoi un chapitre critique et intitulé « Nos concurrents souffrent » sur l’Allemagne, alors qu’elle se porte infiniment mieux que la France? A-t-on vraiment besoin d’accroître le nombre et les moyens des fonctionnaires en charge du contrôle fiscal ? Les auteurs sont-ils aussi naïfs pour croire au chiffre donné par le syndicat du Bercy (SNUI) de plusieurs dizaines de milliards d’euros/an de fraude fiscale ? Ne savent-ils pas que les inspecteurs des impôts perçoivent des commissions sur les redressements fiscaux et qu’en réalité ce chiffre est très loin des réalités ? Enfin, pourquoi écrivent-ils : « Réparons, réformons ce qui dysfonctionne, à commencer par l’administration, mais, de grâce, protégeons le modèle français ! » ? N’ont-ils pas compris que le plus gros problème de la France c’est justement son modèle social ?




Les entreprises les plus appréciées dans le monde

Le classement Fortune des 50 entreprises les plus admirées dans le monde est dominé par Apple, Google, Amazon et Coca Cola… Parmi les entreprises non-américaines figurent – entre autres – deux allemandes (BMW et Volkswagen), une suisse (Nestlé), une sud-coréenne (Samsung), et même une irlandaise (Accenture)… mais aucune entreprise française. Qu’attend M. Montebourg pour réagir ?





Le PIB français ne cesse de chuter

On a beau avoir un gouvernement qui s’occupe de tout, notre PIB par habitant ne fait plus d’envieux ailleurs en Europe. Il ne dépasse plus que de 10 % la moyenne de l’Europe des 27 alors que celui du Luxembourg est deux fois et demi plus élevé que la moyenne, celui de l’Autriche, de  l’Irlande et de la Suède, de plus de 30 %...





L’Etat Providence impuissant face aux violences dans les banlieues

L’Etat Providence impuissant face aux violences dans les banlieues
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C’est l’un des enseignements à tirer des violences récentes dans la banlieue de Stockholm. Pratiquement aucun pays n’est aussi égalitaire et redistributif que la Suède. L’Etat prend tout en charge. Mais il est incapable de résoudre les problèmes de l’immigration et de l’intégration. C’est évidemment la même chose en France. 





Sauve qui peut !

Ouvrage de Eric Brunet (Editions Albin Michel, 2013)
Sauve qui peut !
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Dans un essai brillant et écrit comme un cri du cœur et au titre très suggestif, le journaliste Eric Brunet s’emporte contre les causes qui font fuir les meilleurs des Français. Dans une petite étude publiée à la fin de l’année 2012, l’IREF avait tiré le signal d’alarme sur les départs à l’étranger des Français qui ne supportent plus la pression fiscale et réglementaire de l’Etat. Plus de 5 000 Français sont partis à l’étranger depuis un an mais, encore plus inquiétant, ces Français ne sont pas tous soumis à l’ISF. Il s’agit souvent de jeunes entrepreneurs d’un peu plus de 40 ans qui souhaitent continuer leur aventure entrepreneuriale sous d’autres cieux beaucoup plus cléments. « Sauve qui peut ! », dirait Eric Brunet, le journaliste qui fait notre bonheur sur RMC et BFM TV. Il a raison. Celui qui n’a pas eu peur de dire qu’il est de droite, voie réac énumère les raisons de  cette hémorragie. 

La France n’aime pas ceux qui gagnent de l’argent. Ce sont des rapaces et non des chefs d’entreprises qui créent des milliers d’emplois. La France aime les fonctionnaires et les politiques qui reviennent sur le devant de la scène même s’ils sont passés par la case prison. On vit en cercle fermé et on pense savoir tout et mieux que les autres. Tout le monde réforme son Etat et ses administrations, on choisit de ne pas y toucher. On est les seuls ! On reconnaît qu’il faut moins de dépenses publiques mais on fait des économies de pacotille. Les retraites implosent et notre système de santé est devenu très coûteux et inefficace. On n’y touche pas ou on met de rustines alors que les autres pays ont transformé leurs systèmes. L’industrie disparaît. Et alors ? Plusieurs énarques connaissent les solutions. Encore plus d’argent public et la création d’un organisme public de soutien à l’industrie. Ca fera au moins des postes de fonctionnaires en plus. 
La classe politique semble dépassée par les événements mais elle refuse de se renouveler. On garde le système des partis décideurs qui empêche l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes politiques. On exclut ou on tolère à peine les politiques qui viennent de l’entreprise. La plupart sont issus de l’administration et ne connaissent que la dépense publique comme remède aux problèmes économiques. Tout est fait pour ne pas agir et changer. A juste titre, Eric Brunet se demande si les Français aiment-ils vraiment la France ? Implacable et (très) inquiétant.




Les apprentis sorciers

Ouvrage de Patrick Artus (avec Marie-Paule Virard), Fayard, 2013)
Les apprentis sorciers
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La France est championne du monde. De l’échec  économique. Depuis plus de 40 ans, les décideurs politiques font l’inverse de ce qu’on devrait faire pour relancer l’économie.Il existe des maladies dont on ne guérit jamais. La politique de relance par la consommation en fait partie. La France souffre de cette maladie et il y a peu de chances qu’elle s’en débarrasse bientôt.  Pourtant, en 1973, notre pays affichait une croissance insolente, à la chinoise : + 6.5 %. Le mot chômeur n’existait pas et même les Américains nous enviaient. Le Hudson Institute, un think tank conservateur américain, publiait des études qui vantaient les réussites économiques françaises. Aujourd’hui, ces études prennent la France comme « l’exemple à ne pas suivre »…  Et puis arrive le choc pétrolier dès novembre 1973. Panique chez les politiques de tous bords. La croissance stagne, le chômage commence à augmenter, les indicateurs passent au rouge. La mort de Pompidou aggrave les choses en déclenchant aussi une crise politique. Mais l’élection de Valéry Giscard d’Estaing et la nomination de Jacques Chirac comme Premier ministre se veulent rassurantes. Sauf qu’ils choisissent une…politique de relance pour redémarrer l’économie : 5 Mlliards de francs pour les personnes âgées et les familles, 13 Milliards pour les routes, les ports et le TGV, 5 Milliards pour la restructuration de l’industrie et aussi augmentation du SMIC et des salaires… La suite, on la connaît : le nombre de chômeurs passe de 500 000 à 1 400 000 entre 1974 et 1979 et le taux d’investissement des entreprises plonge. 


Et puis arrivent les socialistes qui donnent le coup de grâce. Trois dévaluations du franc, hausse de l’inflation, explosion de la pauvreté… La France est isolée, grâce à M. Chevènement les magnétoscopes japonais doivent s’arrêter à Poitiers… Les socialistes enfoncent encore plus le pays dans le marasme économique : le taux d’emploi passe de 66.7 % à 60.9 % entre 1980 et 1987… Pendant ce temps, Thatcher et Reagan font les réformes nécessaires et leurs pays respectifs décollent. Le décalage ne sera plus jamais comblé depuis et la Grande-Bretagne va même dépasser la France en termes de PIB. 

Faut-il encore revenir sur la situation de la France en 2013 ? Avec des dépenses publiques à 56.6 % du PIB, l’économie est exsangue. On a continué avec les mêmes remèdes paléo-keynésiens pour aboutir aux mêmes résultats. Pourtant, on connaît les solutions : plus de flexibilité et de libertés pour les entreprises, moins d’Etat et de réglementations. Il faut passer à la culture de l’entrepreneuriat (les auteurs citent les travaux de l’IREF) et donner de l’air à ceux qui innovent. Le temps presse et d’autres l’ont déjà fait avec succès. Mais nos politiques – de droite ou de gauche – sont-ils prêts à le faire ? Rien n’est moins sûr et là nous sommes un peu moins optimistes que Patrick Artus. Les auteurs oublient les conséquences de l’emprise de l’énarchie sur la politique économique et fiscale, l’incompétence de hauts fonctionnaires à Bercy qui n’ont jamais connu l’entreprise privée. Changeons de conseillers économiques et  - déjà – la France fera un grand pas vers le changement.




18ème sur 34 : c’est le rang de la France dans le classement du bien être

Dans quel pays du monde vit-on le mieux ? En France, où nous avons la chance d’un Etat fort et de décideurs politiques interventionnistes ? Pas du tout… Le dernier Indicateur du vivre-mieux calculé par l’OCDE dans 34 pays classe la France à la… 18ème place. L’Australie est première suivie par la Suède et le Canada. Très intéressant est le fait que parmi les 10 premiers se trouvent tous les pays qui ont réformé leurs Etats-providence ces 20 dernières années. De plus, tous les pays (Australie, Nouvelle Zélande, Etats-Unis, Grande-Bretagne…) « victimes » du libéralisme économique sont nettement mieux classés que la France. Bizarrement, ce classement n’a pas fait la Une des médias français...





440 000 embauches pour perpétuer le chômage

Dans sa dernière (30/05) Lettre envoyée par Internet et intitulée « Le suivi des mesures pour l’emploi et le soutien à l’économie », le Gouvernement s’obstine à appliquer les vieilles méthodes qui ne marchent pas pour combattre le chômage. Ainsi, il annonce une « enveloppe » de 440 000 embauches en contrats aidés non marchands. Autrement dit, des emplois publics et parapublics comme nous avons l’habitude d’en créer en France. Ce que le gouvernement ne précise pas c’est que tous ces emplois coûteront environ 17 Milliards d’euros. Avec les résultats que l’on connaît déjà.





Chômage : la France respecte les critères de la zone euro

La France bat des records. Son taux de chômage frôle les 11 % de la population active. C’est un taux voisin de la moyenne de la zone euro. Mais c’est presque le double qu’aux Pays-Bas (6 %) et plus du double que le taux de chômage en Autriche (4.9 %) et en Allemagne (5.4 %). Pour ce qui est du chômage des jeunes, les différences sont encore plus impressionnantes : 26 % en France et 7.4 % en Allemagne. La moyenne européenne est élevée par les résultats des pays du Sud (Espagne, Portugal et Grèce en particulier). 



                
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