Ces pays du monde qui aiment de plus en plus l’entreprise

Ces pays du monde qui aiment de plus en plus l’entreprise
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Le rapport annuel de la Banque Mondiale sur l’environnement économique concerne 183 pays. Il conclut de façon plutôt positive : les entreprises ont de plus en plus d’importance aux yeux des dirigeants, ce qui se traduit au niveau de la fiscalité et de la réglementation. La France est 29ème dans ce classement. Peut mieux faire, commente  Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF.

Comme tous les ans, la Banque Mondiale publie un Rapport (Doing Business) sur l’environnement économique dans 183 pays. On y trouve le classement des pays les plus ou les moins ouverts à la création d’entreprises et aux investissements.
Plusieurs critères sont pris en compte parmi lesquels la réglementation et la fiscalité qui pèsent, sur elles ainsi que les différentes atteintes à l’esprit d’entreprise (insécurité, secteur public, tensions syndicales, image de marque, etc.).
Cette année, le pays qui a fait le plus de progrès pour améliorer l’environnement de l’entreprise a été le Maroc, qui gagne 21 places grâce à des mesures de simplification administrative et en faveur des actionnaires. Sur 183 pays, environ 163 ont adopté des réformes qui facilitent la vie des entreprises. Les vingt autres ne sont pas des parangons de vertu démocratique. La libéralisation des régimes politiques s’accompagne en général d’un meilleur environnement pour les entreprises. Peu de changements se sont produits parmi les pays les mieux classés (Singapore, Hong Kong, Nouvelle Zélande, Etats-Unis, Irlande, Danemark…), ne serait-ce que l’entrée de la Corée dans les 10 premiers. La France est à la 29ème place alors que l’Allemagne est 19ème et la Grande-Bretagne 7ème. Notre pays est donc l’un des plus mal classés au sein de la zone euro et même de l’Europe à 27.
Parmi les réformes prises dans les différents pays, on relèvera en particulier la baisse de l’impôt sur les sociétés , comme par exemple en Allemagne (de 25 à 15 %), au Canada ou au Danemark (de 28 à 25 %). Le Rapport consacre aussi un chapitre entier à la suppression des réglementations en Grande-Bretagne depuis 2004 : 25 % de réglementations en moins ce qui équivaut à 3.5 Milliards de livres sterling d’économies pour les entreprises. Le gouvernement britannique a appliqué la règle du « one in, one out » pour ce qui est des contraintes administratives : toute réglementation adoptée doit entraîner automatiquement la suppression d’une autre réglementation. En Suède, on a confié à une Agence privée le calcul des coûts des réglementations concernant les entreprises.
Dans sa conclusion, le Rapport insiste sur le fait que les Etats portent de plus en plus une grande attention aux entreprises, comme s’ils avaient enfin compris que c’étaient elles, et seulement elles, qui créent les richesses.

 

 


Commentaires

Accepter les entreprises !

C'est bien connu, en France, pays socialisant, tous les médias crient haro sur les entreprises, le chômage c'est de leur faute, l'entrepreneur et les entreprises sont les responsables de tous nos maux !
Il serait plus judicieux d'apprendre à nos écoliers ce qu'est une entreprise, comment elle peut vivre, et pourquoi elle peut mourir, et qu'elle est son importance dans la vie économique d'une nation.
Ce serait plus important que de cracher sans arrêt sur nos entreprises, qui, si elles étaient traitées comme dans les pays moins socialisant que nous, seraient capables de mieux résister à la concurrence mondiale et seraient ainsi porteuses d'emplois !

Tant qu'une tax flat de 19%

Tant qu'une tax flat de 19% maximum n'aura pas été instaurée, sans niches, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, le fisc français continuera d'agir comme une bête fauve dans une jungle de réglementations. A quoi sert de gagner de l'argent avec son entreprise, même si elle n'est que faiblement taxée, si l'on doit ensuite être ruiné par l'impôt personnel ? Les gouvernements européens, particulièrement le nôtre, détestent que les gens puissent disposer de leur argent. L'argent donne un peu de liberté. Et ces Etats ont en horreur toute forme d'auto-déterminisme chez leurs citoyens. Des gens libres, vous n’y pensez pas !

Tax Flat

Tant qu'une tax flat de 19% maximum n'aura pas été instaurée, sans niches, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, le fisc français continuera d'agir comme une bête fauve dans une jungle de réglementations.

A quoi sert de gagner de l'argent avec une entreprise faiblement taxée, si l'on doit être ruiné par l'impôt personnel ? Les gouvernements européens, particulièrement le nôtre, détestent que les gens puissent disposer de leur argent. L'argent donne un peu de liberté. Et ces Etats ont en horreur toute forme d'auto-déterminisme chez leurs citoyens. Des gens libres, vous n’y pensez pas !