Le contrôle fiscal est hors contrôle


« Faire du chiffre » ! Voici la devise de la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques) qui recouvre presque 90% des recettes fiscales de l’Etat et des collectivités locales. Grâce à un témoignage de l’intérieur, l’IREF révèle le fait que Bercy agit dans une logique « ultralibérale », complètement hors contrôle.
Il y a quelques mois, l’IREF avait rendue publique la lettre du président de l’association des conservateurs des hypothèques qui demandait une augmentation des salaires de ses fonctionnaires. Revendication fort légitime : leurs rémunérations peuvent déjà atteindre 20 000 euros par an.
Pourtant, Ils ne sont pas les seuls privilégiés de Bercy. Ceux qui ont pour mission d’assurer le contrôle fiscal bénéficient, eux aussi, de nombreux avantages qui défient le bon sens. Les Français, dont certains sont prompts à critiquer les patrons, ne savent peut-être pas que la rentabilité à tout prix est pratiquée à Bercy sans complexe. En effet, les 127 000 agents de la DGFiP doivent faire du chiffre. C’est ce que nous dit l’un d’entre eux. « En 2008, environ 10% des effectifs a réalisé 56 000 contrôles fiscaux. J’en faisais partie. Le but était de trouver le plus de fraudeurs même sans suffisamment de preuves et de faire du chiffre. Plus les sommes des redressements sont élevées, plus nos primes augmentent ».
Comment y parvenir ? « Le contrôle sur pièces est fait très rapidement. Concernant les particuliers « moyens », nous savons qu’ils auront du mal à se défendre, c’est pour cela qu’ils sont plus dans notre viseur. Les plus fortunés ainsi que les grosses entreprises ont une comptabilité sous-traitée par des spécialistes donc moins attaquable ». Ce sont donc les « petits contribuables » qui rapporteraient le plus au fisc. D’après notre interlocuteur, celui qui a déduit 1 000 euros pour diverses raisons – pension alimentaire, emploi au domicile, dons divers, etc – est un suspect en puissance. « On peut lui demander tout un tas de papiers (relevés de comptes, reçus, etc) pour justifier ses déductions et certains ont du mal à les fournir ou ne prennent pas le temps de les rassembler et abandonnent car la somme en jeu n’est pas énorme. Du coup, le contribuable est redressé ».
L’administration est vicieuse et se sert des ambiguïtés de la loi pour traquer les contribuables. « Nous avons tout un arsenal à notre disposition, renchérit l’agent. Rétroactivité, instabilité normative, demande de preuves irréaliste, tout est bon pour coincer le contribuable ».
Une « affaire » très rentable pour l’administration
Cette course aux résultats n’est pas étonnante. Le contrôle fiscal est parmi les rares secteurs « rentables » pour l’Etat. Le coût du contrôle fiscal est estimé à 1.3 Mds d’euros par an soit 27% du coût de gestion de l’impôt et 0,4% des recettes fiscales. Les droits et pénalités s’élèvent à 15,6 Mds d’euros et même si le taux de recouvrement est de seulement 30 ou 40%, l’Etat reste gagnant. Rentabilité assurée.
Pour ce qui est des absurdités du contrôle fiscal, voir aussi l'incroyable témoignage de M. André Le Meignen, une des nombreuses victimes du fisc.












Commentaires
dont on peut mépriser
dont on peut mépriser testking ccie et/ou manipuler les données scientifiques. Ce fameux « combat contre le réchauffement climatique » est devenu en réalité un combat politique et un énorme testking a+ fromage. Un combat politique car la plupart de ceux qui s’en réclament en attendent des retombées électoralistes et médiatiques. D’où les courbettes de nos politiques devant le faiseur d’émissions Nicolas Hulot. Un fromage car des milliers et des milliers de postes de fonctionnaires ont été créés au nom de ce combat et des milliards de subventions ont été distribués à gauche et à droite. 70-270 braindump Quel député refuserait des subventions publiques pour installer des éoliennes dans sa circonscription ? Même si elles enlaidissent le paysage des campagnes et n’apportent strictement rien du point de vue énergétique.70-237
contrôle fiscal hors contôle
Il serait grand temps que ces Messieurs arrêtent de prendre dans la pôche du contribuable pour arrondir leur fin de mois, je considère cela scandaleux eu égard la conjoncture présente.
Redressement fiscaux
J'ai fait une déclaration IRPP pour une personne agée.
J'ai joint la déclaration 2044 mais j'ai omis de reporter le montant des revenus immobiliers sur la 2042.
L'administration a attendu 3 ans réagir. Dans sa grande mansuétude elle n'a pas demandé d'autre pénalité que les intéret de retard au taux de 0.75% par mois. Compte tenu de l'age de la retraitée l'administration à abandonné suite à un recours gracieux. Mais quelle échange de paperasses et temps perdu aussi bien pour l'administration que pour moi.
Service public: synonyme voleur
De faire du rendement ? L’administration ne s’en cache même plus.
Récemment, opposé aux conclusions d’un contrôle fiscal, j’ai tenté de joindre le « Conciliateur » ; charge récemment créée de quelques années visant à l’ équilibre des relations entre l’administration et les particuliers.
Résultat ? Deux surprises :
1-Ce service est très difficilement joignable (serait-ce à dessin ?...)
2-In fine, la réponse faite au contribuable est exactement la même en « Copié/Collé » que celle de l’administration
inéquitable
ce qui est dit si dessus existe et reconnu depuis plus de 30 ans par de nombreux controleurs et inspecteurs des impots que j'ai cotoyé dans "feu" ma vie professionnelle... oui, les controles fiscaux s'ajoutent aux controles de vitesses aux aussi très rentables... j'ai pu constater avec mes anciens collègues que dans le système actuel une certaine "triche" est courante et peu risquée. En effet la tricherie découverte par le fisc n'a généralement pour conséquence que de faire payer l'impot omis avec un seul intéret de retard... compte tenu d'un controle tous les 10 ou 15 ans en moyenne pour les entreprises (certaines n'ont jamais fait l'objet de controle en 30 ans d'activité) tricher semble financièrement intéressant compte tenu des délais de prescrition de 4 ans... toutes les erreurs antérieures sont définitivement prescrites...
je ne parle ici que de PME travaillant exclusivement en France...
a quand un controle régulier comme pour les controles URSSAF qui ont lieu au plus tard tous les 5 ans ?
bien sur manque de moyens !