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Futur des retraites et retraites du futur
Jacques Garello et Georges Lane
L’âge
de la retraite et les années de cotisation pour des pensions à taux plein
sont au cœur de l’actualité sociale et politique.
Quelle
que soit l’issue des débats actuels, le sort des retraités et des cotisants
français sera-t-il définitivement scellé ?
Certainement
pas.
Les réformes proposées par le gouvernement appartiennent à la catégorie
des soins palliatifs : elles accompagnent le malade dans ses derniers
moments, mais n’évitent pas l’issue fatale.
Voilà quarante ans, de réformette en réformette, qu’on fait de l’acharnement
thérapeutique sans vouloir se rendre à la cruelle réalité : le système
par répartition est condamné.
Les syndicats, les retraités et les assurés ont raison de manifester contre
une nouvelle couche de
peinture
sur le vieux raffiot de la Sécurité Sociale, qui ne tient plus que par
la peinture. Ils devraient cependant faire preuve de plus de lucidité
et savoir qu’il y a une solution et une seule pour arrêter la course à
la hausse des cotisations et à la baisse des pensions : en finir
avec la répartition, et passer à des systèmes de retraite qui ont fait
leurs preuves, tant à l’étranger qu’en France même. Des systèmes où chaque
Français, chaque famille française, aurait la possibilité de constituer
son propre fonds de retraite. Plus de 40 % des Français appellent de leur
vœu un tel changement.
Mais en haut lieu, depuis un demi siècle, personne n’en parle, personne
n’en veut. Pourquoi ce silence ? Pourquoi ce refus de la vérité ?
Pourquoi cette peur du saint-bernard ? Changer : comment ?
à quel prix ? à quel risque ?
Ce
sont ces questions que Jacques Garello et Georges
Lane abordent dans
leur ouvrage :
« Futur
des retraites et retraites du futur », étude commandée par l’Institut
de Recherches Economiques et Fiscales (IREF) et soutenue par Contribuables
Associés.
Tous
deux universitaires, tous deux spécialistes de longue date des problèmes
de protection sociale et d’économie de l’assurance, ils n’ont aucune des
pudeurs ni des préjugés qui paralysent la classe politique. Ils parlent
clair, parce qu’ils veulent rendre service à tous ceux qui, à juste titre,
comprennent que rien ne va plus mais ne savent pas pour autant qu’un avenir
meilleur est possible. Ils font œuvre de justice sociale, parce que ce
sont les smicards, les gens les plus modestes, qui ont le plus à craindre
de l’explosion du système actuel.
Ils
présentent aujourd’hui le premier tome d’une trilogie, « Le futur
de la répartition ». Le deuxième volume, destiné à paraître en
septembre sera consacré aux « Retraites du futur : la capitalisation
à l’œuvre », le troisième (décembre) expliquera comment gérer
« La transition ».