Brèves

La Louisiane choisit les « bons scolaires »

Il y a quelques années, la Louisiane a instauré un système de bons scolaires (« vouchers ») accordés aux familles à faibles revenus et valables seulement pour les écoles privées. Devant le succès de cette législation, l’Etat a décidé d’étendre le système aussi aux écoles publiques. Toute famille dont les revenus n’excèdent pas 180 % du seuil de pauvreté a droit à un bon scolaire qui lui permet de choisir l’école de ses enfants.





Le gouvernement espagnol accentue la cure d’austérité

Pour le moment, le gouvernement de Mariano Rajoy tient bon. Il souhaite même encore plus de baisses des dépenses publiques. Il a demandé aux communautés autonomes espagnoles (les régions) environ 15 Mds d’euros d’économies dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Le but est de redéfinir les missions des services publics en demandant une plus grande implication du secteur privé.





La Suède ne connaît pas la crise

Pendant que la crise économique fait rage en Europe, la Suède s’en moque. Le solde budgétaire est positif (+ 1 % du PIB), l’excédent commercial important (73 mds de couronnes) et la dette publique au plus bas (32 % du PIB). La Suède fait preuve d’une santé économique insolente et observe avec curiosité les déboires de la zone euro. Elle a su réaliser le tournant de la rigueur dans les années 1990 avec des réformes très importantes. Les conséquences positives s’en révèlent aujourd’hui.





L’indépendance des journalistes français

On connaissait les résultats des sondages réalisés dans différentes rédactions de la presse française avec des scores imbattables obtenus par la gauche et l’extrême gauche. Voici que les mêmes résultats apparaissent même dans les écoles de journalisme. Un vote organisé en première année au Centre de formation des journalistes de Paris a donné comme gagnants au premier tour François Hollande suivi de (très) près par Jean-Luc Mélenchon. Et Sarkozy à 5 %. Voilà qui promet.





Les syndicats français en flagrant délit

Les affaires mafieuses impliquant les syndicats français se multiplient sans cesse. Après la radiation (une première en France !) du syndicat CFDT de SeaFrance, huit syndicats du comité d’entreprise de la SNCF à Lyon seront jugés pour avoir siphonné une partie du budget du CE. Sur environ 500 000 euros de budget de fonctionnement, les deux tiers disparaissaient dans les poches des syndicalistes membres de la CGT, UNSA, Sud-Rail, CFTC, CFDT, FO, Fgaac et CFE-CGC, tous étant, bien entendu, de farouches adversaires du libéralisme sauvage. Il semblerait même que le Rapport Perruchot sur les syndicats soit en deçà de la réalité…





Les marchés ne votent pas, ils agissent

Les résultats du premier tour ont agité les marchés qui n’attendent pourtant pas grand-chose de ces élections. La campagne des candidats s’est faite dans l’ignorance presque totale de la situation économique française avec, d’un côté, des promesses insensées et, de l’autre, des constats anachroniques. Les taux des obligations ont augmenté et sont maintenant presque trois fois plus élevés que les taux allemands. L’économie française ne semble avoir aucune porte de sortie et les marchés le savent très bien. Ils agiront en conséquence dès la fin du deuxième tour.





La concurrence ferroviaire est la bienvenue en Italie

Qui a dit que l’Italie était un pays irréformable ? Après une série de mesures lancées par Mario Monti, voici une nouvelle preuve des transformations de l’économie italienne : la libéralisation des lignes ferroviaires italiennes. Le premier TGV privé italien vient d’être inauguré sur la ligne Bologne-Naples. Et dès la semaine prochaine, la totalité des lignes ferroviaires nationales seront libéralisées. Plusieurs investisseurs seront présents sur le marché y compris la….SNCF qui prendra des parts (20 %) sur le réseau à grande vitesse. Bien entendu, il est hors de question d’ouvrir le marché français…





L’Argentine retombe dans ses travers

Lorsqu’un gouvernement veut se déculpabiliser en matière économique, il fait diversion. C’est ce que vient de faire le gouvernement argentin en nationalisant la compagnie pétrolière YPF. En l’accusant de « ne pas assez investir » (prétexte classique), l’Etat fait main basse sur cette société. Comme la Bolivie ou le Venezuela d’Hugo Chavez, l’Argentine prend donc la voie des nationalisations et de l’échec économique. Le Brésil a choisi l’autre solution, celle des privatisations. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : le pays connaît une croissance économique forte et les investisseurs étrangers s’y bousculent.





Les Pays-Bas, victimes de l’endettement immobilier

L’économie néerlandaise se porte à merveille : taux de chômage à 5 %, dette à (seulement) 66 % du PIB, déficit à 4.6 % du PIB et une croissance positive ces dernières années alors que la plupart des pays européens ont été en récession. Pourtant, la crise politique vient d’atteindre son paroxysme avec la démission du gouvernement néerlandais. Le problème du pays c’est son secteur… immobilier avec une dette des ménages qui atteint 249 % du PIB, la plus élevée de la zone euro. Pour remédier à cela, le gouvernement a souhaité faire des coupes dans les dépenses de l’ordre de 14 Milliards d’euros.





L’autre économie italienne

Mario Monti a lancé de vraies réformes pour libéraliser l’Italie. Son objectif est de désétatiser des pans entiers de l’économie et aussi de lutter contre l’économie souterraine qui représenterait 35 % du PIB (plus de 540 Milliards d’euros) ou l’équivalent des PIB réunis du Portugal, de la Roumanie et de la Finlande…



                
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