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Chères, très chères entreprises publiques

Ouvrage de Boris Cassel et Olivier Baccuzat, Plon, 2012
Chères, très chères entreprises publiques
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Voici une vraie enquête à l’intérieur de nos entreprises publiques. Menée par deux journalistes chevronnés du Parisien, elle dévoile un monde à part et hors-contrôle. Un monde qui survit grâce à l’argent public. Ceux qui donnent des leçons de morale au capitalisme devraient regarder dans leur propre jardin. C’est-à-dire celui de l’Etat, de ses administrations et des entreprises publiques. Car les dérives et l’opacité sont de règle. L’ouvrage d’Olivier Baccuzat et de Boris Cassel donne un panorama presque complet des anomalies concernant les entreprises publiques (les entreprises dont l’Etat est encore actionnaire). Le comble c’est que nos fameux services publics coûtent très cher, sont très endettés et on les paye deux fois : une première fois grâce aux subventions publiques et une deuxième fois en payant les services directement. Et les prix ne cessent d’augmenter.
Les causes de ces hausses de prix et de l’endettement ? Mauvaise gestion, personnel pléthorique, privilèges énormes. A la RATP, 45 000 salariés se partagent un gros fromage et de nombreux avantages. A la SNCF, les cheminots ont presque deux fois plus de vacances qu’ailleurs et chez EDF les salaires défient toute concurrence.
Le remède à toute cette gabegie est le même pour tout le monde : il faut privatiser totalement là où cela n’a été fait que partiellement, et ouvrir à la concurrence -  comme l’ont fait les Allemands.





La SNCF fait un petit pas vers la concurrence

Alors que notre service public de transport profite de la mondialisation et investit à l’étranger, il n’est toujours pas question d’ouvrir les frontières aux concurrents de la RATP et de la SNCF. Toutefois, une petite porte vient d’être entrouverte par le RFF (Réseau Ferré de France) qui a décidé d’externaliser ses achats de matériel. Le RFF est un organisme qui a repris les dettes de la SNCF et est censé pousser l’entreprise publique vers la réforme. De son côté la SNCF continue à recevoir tous les ans environ 12 Milliards d’euros de la part de l’Etat.





SeaFrance : vive l’entreprise publique !

SeaFrance : vive l’entreprise publique !
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Filiale de la SNCF, Seafrance était gérée suivant les normes de l’entreprise publique française : pouvoir syndical absolu, déficits permanents, absence de gouvernance. Hélas, remarque Nicolas Lecaussin, c’est une situation banale en France.





EDF : M. Gadonneix nous raconte des histoires

Contrairement à ce que prétend son Président, les tarifs pratiqués par EDF ne sont pas les moins chers d’Europe. Et ce que Monsieur Gadonneix oublie de dire c’est que l’entreprise EDF, « la vitrine du service public à la française », a plus de 24 Mds d’euros de dettes et 90 Mds d’euros de retraites non provisionnées (avec celles des agents GDF) mais prises en charge par les Français du privé.



                
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