Irlande

L’Irlande a eu raison de résister

Il y quelques mois, l’Irlande a résisté aux pressions du FMI, de Bruxelles et de certains leaders européens (dont Merkel et Sarkozy) qui voulaient en finir avec le taux de 12.5 % sur les sociétés qui faisait du pays un « paradis fiscal » pour les entreprises. Les Irlandais ont tenu bon, et ils ont eu raison. Dans le passé, la croissance irlandaise a été remarquable pendant plusieurs années.





Charges publiques : les deux tiers contre un quart

66 % contre 25 % . C’est la différence entre ce que représentent les charges publiques qui pèsent sur les entreprises françaises et ce qu’elles sont en Irlande. En France, une entreprise paye 65,8 % de son chiffre d’affaires en impôts sur les bénéfices, charges sociales et autres taxes. En Irlande c’est 26,5 %.





Le gouvernement irlandais vole les fonds de pension

Le gouvernement irlandais vole les fonds de pension
Illustration

Comme en Argentine il y a deux ans, le gouvernement irlandais a décidé d’instaurer un prélèvement à 0 6 % sur les fonds de pension qui gèrent les retraites privées des Irlandais. Et cela pour une durée minimum de 4 ans. Le but est de remplir les caisses de l’Etat et des banques touchées par la crise. C’est une mesure on ne peut plus condamnable car il s’agit là de l’épargne pour la retraite de millions de personnes.





L’Irlande ne doit pas céder

Les Européens sont prêts à renégocier les conditions de leur prêt à l’Irlande contre un relèvement de l’impôt sur les sociétés qui est de 12.5 %. C’est ce taux, le plus bas d’Europe, qui a contribué au redressement économique de l’Irlande et, comme l’IREF l’a montré dans un article récent (cf.





Les accords sur les prêts européens ne sont pas vraiment équitables

Ainsi, l'Irlande obtient maintenant ce que les économistes appellent un effet pervers des incitations : elle gagne le bénéfice de l'aide à court terme de son prêt si elle accepte de nuire à ses perspectives de croissance à long terme en apportant son taux d'imposition plus proche de ceux qui ont étouffé la croissance de la zone euro depuis des décennies. "L'Irlande a demandé de faire un geste, mais nous n'avons pas obtenu satisfaction.





Austérité pour les Irlandais

L’Irlande a pris une série de mesures drastiques afin d’assainir ses finances publiques et libérer son économie. En voici quelques-unes :
1. Le salaire minimum baissera de 1 euro passant à 7,65 euros/heure. En France, on veut l’augmenter jusqu’à plus de 9 euros/heure.
2. La masse salariale dans le secteur public diminuera de 1,2 Mds d’euros entre 2010 et 2014.
3. Presque 25 000 postes de fonctionnaires seront supprimés.



                
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