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L’Argentine retombe dans ses travers

Lorsqu’un gouvernement veut se déculpabiliser en matière économique, il fait diversion. C’est ce que vient de faire le gouvernement argentin en nationalisant la compagnie pétrolière YPF. En l’accusant de « ne pas assez investir » (prétexte classique), l’Etat fait main basse sur cette société. Comme la Bolivie ou le Venezuela d’Hugo Chavez, l’Argentine prend donc la voie des nationalisations et de l’échec économique. Le Brésil a choisi l’autre solution, celle des privatisations. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : le pays connaît une croissance économique forte et les investisseurs étrangers s’y bousculent.





Etats-Unis : hausse des emplois industriels

Nos politiques devraient suivre de près ces chiffres. Sans aucune campagne pour le « Made in USA », l’économie américaine a créé ces deux dernières années plus de 334.000 emplois nets dans l’industrie (durant la même période, la France a perdu 100 000 emplois). Un chiffre très important pendant une période de crise. Néanmoins, il ne faut pas se faire des illusions.





Pourquoi l’industrie quitte la France

Les politiques ne parlent que de la réindustrialisation du pays – le gouvernement vient de nommer à cet effet des « commissaires » - et les rapports parlementaires ne cessent de suggérer de nouvelles aides ou des mesures protectionnistes. Pourtant, nos dirigeants qui n’ont que l’Europe à la bouche devraient lire les enquêtes de la Commissions de Bruxelles. L’une des dernières en date (Eurostat, octobre 2011) est consacrée à l’industrie et la France est parmi les plus mauvais élèves de la classe : 10ème pour ce qui est de la productivité (bien derrière l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), 16ème  en termes d’innovation et 21ème pour ce qui est des réglementations. Si l’on veut sauver l’industrie française, mieux vaut la libérer que l’aider.



                
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