L’étude de l’IREF montre que, contrairement à ce que soutient le gouvernement, le déficit français ne baissera pas malgré les hausses d’impôt. Au contraire, les rentrées fiscales pourraient être deux fois moins élevées et le déficit continuera à se creuser.
Le PLF 2013 ne permettra donc pas d’atteindre l’objectif de déficit fixé par Maastricht et ce même en acceptant les hypothèses fortes du gouvernement concernant le taux de croissance ou l’absence de réaction des agents économiques. L’objectif de 3% nécessitera la mise en œuvre d’un sacrifice bien plus grand que celui annoncé par le PLF 2013.
• Dans tous les cas de figure, le scénario annoncé par le gouvernement (atteindre un déficit de 3 % du PIB en 2013) est irréaliste
• Les nouvelles ressources du PLF 2013 ne prennent pas en compte l'impact de la fiscalité sur le chômage, l'investissement et les incitations au travail, qui sont pourtant quantifiables
• Malgré les efforts demandés aux entreprises et aux ménages, le déficit continuera à se creuser et pourrait atteindre 4.5 % du PIB en 2013
• Pire, les rentrées fiscales pourraient être deux fois moins élevées que les prévisions du gouvernement
• Pour atteindre 3 % du déficit en 2013, il faudrait un plan d’économies budgétaires deux fois plus élevé (60 Mds d’euros) que celui annoncé par le gouvernement
• Pour conserver sur le long terme un déficit de 3% tout en réduisant l’endettement public, il faut une croissance supérieure à 3%
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