Nicolas Lecaussin

Le progrès selon la gauche

Tout le monde le sait. La gauche est progressiste et la droite est conservatrice (dans le « mauvais » sens du terme). Mais lorsqu’il s’agit de chercher des traces du progressisme de gauche, la mission s’annonce très ardue. On tombe plutôt sur des exemples contraires. Lors du discours d’investiture à l’Elysée, François Hollande n’a même pas mentionné son prédécesseur alors que n’importe quel autre politique l’aurait fait.



La fiction du Premier ministre

Une fois élu, François Hollande a déclaré en finir avec « l’hyper-présidentialisation » de la vie politique française. Un souhait qu’avait formulé aussi son prédécesseur. Et qu’il n’a pas respecté. Non pas à cause de sa mauvaise volonté mais à cause du système français dénoncé brillamment par Jean-François Revel dans L’absolutisme efficace. François Hollande ne fera que « respecter la tradition ».  Il vient de nommer un Premier ministre alors que les élections législatives ne se sont pas encore tenues. Normalement, le Premier ministre est l’émanation de l’Assemblée nationale et le gouvernement est responsable devant le Parlement. Une fois investi, le chef du gouvernement devient le vizir de l’Elysée et le Parlement une simple caisse de résonance. Le Premier ministre ne peut même pas choisir ses ministres qui lui sont imposés par le chef de l’Etat. Celui-ci fait ses choix en fonction des amitiés et des récompenses à accorder à ceux qui l’ont soutenu pendant sa campagne. Jean-Marc Ayrault, qui est un notable du Parti socialiste, doit son investiture à l’amitié qui le lie au nouveau Président et nullement à des succès politiques. Les ministres nommés feront partie des proches de François Hollande, surtout des anciens camarades de l’ENA. Et ainsi la « tradition constitutionnelle » perdure…



Pour une vraie droite libérale en France

Nicolas Sarkozy n’a pas perdu les élections à cause de sa campagne mais à cause de sa présidence. Il a échoué parce qu’il a renoncé au programme sur lequel il avait été élu. Les Français – surtout ceux qui l’ont choisi – ont compris rapidement qu’il ne ferait pas le grand changement dont la France a besoin et l’ont sanctionné très rapidement car il a commencé à baisser dans les sondages dès janvier 2008. Depuis, il a perdu toutes les élections.  En 2007, il avait été élu pour faire la « rupture ». En réalité, il n’a fait qu’une semi-rupture en préférant l’ouverture et les petites réformes aux choix clairs et précis. Pire, il a engagé une politique exactement contraire avec des dépenses publiques qui dépassent aujourd’hui les 56 % du PIB.  Il a pratiqué une forme de perestroïka en voulant réformer à la marge  le modèle social français. Le problème c’est que la perestroïka ne marche pas et le modèle social français ne peut pas être réformé. Il faut le changer. C’est la mission à laquelle devra s’atteler le futur leader de la droite française.



A bas les drapeaux rouges !

Les résultats de dimanche diront s’il s’agit de la dernière affirmation intelligente et pertinente du président Sarkozy. Il serait en effet le moment de voir les syndicats français abandonner les drapeaux rouges qu’ils lèvent constamment depuis des dizaines d’années. Mais comment le faire lorsqu’ils se réclament tous de l’idéologie marxiste et qu’ils en sont toujours à la lutte des classes ?



Premier tour : les Français mécontents votent toujours à droite

N’en déplaise à la gauche et aux spécialistes de service, les Français ont voté à droite lors de ce premier tour des élections. L’addition des votes en faveur de Sarkozy, de Marine Le Pen et d’une partie des voix accordées à François Bayrou montre clairement le choix des Français pour une politique de droite. Certains diront qu’on additionne des choux et des carottes, n’empêche, la réalité est là. Bonne nouvelle, le score du totalitaire Mélenchon est en dessous des estimations. Et la radiographie de ses électeurs confirme ce qu’on savait : ce sont bien les bobos de gauche et les fonctionnaires qui votent pour lui et nullement la classe ouvrière. En réalité, les protégés et les privilégiés du système étatique forment l’électorat mélenchoniste. Comme par le passé, les ouvriers votent pour le Front National et pour Marine Le Pen. Les résultats du vote ont aussi confirmé le mécontentement de l’électorat face à l’inaction du président Sarkozy. D’où le score impressionnant de Marine Le Pen, deux fois plus que son père en 2007 lorsque Sarkozy faisait campagne pour la rupture ! Les fausses et les semi-réformes de Sarkozy, son comportement politique (ouverture, déclarations intempestives…) ont revigoré le vote de protestation qui démontre, finalement, que les Français veulent beaucoup moins de la gauche qu’on pouvait le croire.



Mélenchon contre ceux qui créent des emplois

Non content d’attaquer violemment  les riches, les journalistes ou ses adversaires politiques, le candidat du totalitarisme, Jean-Luc Mélenchon vise même ceux qu’il devrait défendre si l’on s’en tenait à son électorat potentiel, la classe ouvrière. Il s’en prend aux chefs d’entreprise et aux entrepreneurs, les seuls créateurs d’emplois. Il est vrai, pour la gauche, l’Etat aussi est un fournisseur d’emplois surtout par temps de crise.



RMC, les riches et l’élection

Je lundi de Pâques, j’ai été l’invité d’Eric Brunet dans son émission « Carrément Brunet », en direct sur RMC. Comme prévu, l’animateur a montré ses compétences et ses connaissances, qualités (très) rares chez les journalistes de radio ou de télé… Bien sûr, il est de droite. C’est d’ailleurs le but de son émission. Faire passer les idées de droite. Mais il le fait de manière intelligente et argumentée, non pas comme les animateurs de gauche qui lancent des diktats et non pas des idées. Face à moi, le sociologue Jacques Cotta, l’incarnation parfaite du sociologue français qui se défend d’être marxiste tout en proférant des sentences tirées directement du capital : les riches contre les pauvres, la classe ouvrière contre la classe dominatrice, les inégalités sont partout, etc… Finalement, lors du sondage de l’émission, j’ai remporté la bataille des arguments avec un score très serré : 51 à 49 %. Un résultat qui m’a tout de suite fait penser aux élections qui approchent. Mais pour quel candidat ? Malheureusement, celui qui défend les libertés économique n’est pas encore connu en France.



Pour que les politiques fassent des stages en entreprise

Philippe Hayat a raison. Dans une Tribune (30 mars) publiée par Le Figaro et intitulée « Donnez à la jeunesse des envies de conquête », le fondateur de l’association 100 000 entrepreneurs demande aux candidats à la présidence de faire plus pour la diffusion de l’esprit d’entreprendre en France. Il faut donner aux jeunes l’envie de créer des entreprises. En ce qui me concerne, je pense qu’il faudrait même commencer avec les enfants, c’est pour cette raison que j’ai créé Entrepreneur Junior.  Mais comment le faire lorsque les chefs d’entreprise sont ignorés, critiqués et obligés de se justifier devant des syndicats non-représentatifs. Plus encore, lorsqu’ils s’enrichissent on les montre du doigt et on les condamne comme s’ils avaient volé l’argent gagné. Les politiques doivent d’abord comprendre que sans les entrepreneurs, la France est foutue. Et si l’on obligeait tous ces politiques à faire des stages en entreprise ? Ils comprendront ainsi le monde de la création des richesses.



L'abstention monte lorsque l'offre politique ne correspond pas à la demande

Les médias, les politiques et un grand nombre de « spécialistes » s’inquiètent du taux d’abstention qui risque d’être très élevé aux élections qui arrivent. Certains suggèrent même de rendre le vote obligatoire car le citoyen, disent-ils, a « des droits et aussi de devoirs ». Je pense que l’obligation de voter serait un déni de démocratie. Dans une société libre, les citoyens peuvent choisir entre voter ou non.



Les 100 facettes de François Bayrou

Après la mode du chiffrage des programmes, voici celle des 100 jours. Que vont faire les candidats dans les 100 jours après avoir été élus ? Le président du Modem a été le premier à dégainer en présentant un programme des premières « réformes » qu’il adopterait une fois au pouvoir. Fidèle à ses habitudes, Bayrou nous propose sa ratatouille d’idées.



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